Dr Ryck Schielke

nouveau médecin practicien en médecine familiale – University of Alberta – University of Saskatchewan

nouveau médecin praticienmédecine familiale University of AlbertaUniversity of Saskatchewan

octobre 2019

À propos de moi

Je m’appelle Ryck Schielke et je pratique la médecine familiale à Cranbrook, en Colombie-Britannique (notamment les obstétriques à faible risque, les vasectomies, les urgences rurales et les interventions chirurgicales). Je suis originaire de Rosalind, en Alberta, et j’ai fait mes études en Médecine familiale urbaine à l’Université de la Saskatchewan à Saskatoon.

J’ai d’abord travaillé pendant dix mois dans une pratique urbaine de Saskatoon avant de passer à la pratique d’une série de suppléances à Port Hardy (Île de Vancouver), Whitehorse, La Loche et La Ronge (au nord de la Saskatchewan). J’ai également passé trois mois de pratique de la médecine tropicale en République Démocratique du Congo (RDC).

Avant ma résidence, j’ai obtenu mon Baccalauréat en Sciences (major en Biologie) à l’Université de l’Alberta (Campus d’Augustana) et je suis de la promotion 2014 en Médecine de l’Université de l’Alberta.

Pourquoi j’ai choisi médecine familiale et cet endroit

Je n’ai pas été intéressée par la médecine familiale pendant longtemps. J’ai toujours voulu faire quelque chose de plus cliquant et de plus spécialisé. Au terme de mon premier bloc en médecine familiale rurale à l’école de médecine, j’ai réalisé que je n’avais pas d’autres options pour le choix d’une carrière professionnelle. J’étais fascinée par la diversité du travail et la capacité de m’engager dans plusieurs types de médecine.

Mon parcours professionnel a été assez tortueux jusqu’à présent. J’ai opté pour Cranbrook par amour pour les montagnes et la pratique rurale. Avec un effectif d’environ 20 000 étudiants, cette académie offre un bon soutien et une conciliation travail-vie personnelle qui est difficile dans les petites villes, tout en maintenant la diversité de la pratique médicale qui me fascine énormément.

Vie clinique

En quoi consiste une journée typique de tâches cliniques?

Comment votre programme de résidence vous a-t-il préparé à la pratique?

Dans la pratique rurale, vous êtes appelé(e) à avoir un peu plus de connaissances sur plusieurs   domaines de la médecine. J’ai trouvé cette diversité de rotations utile. Dans les domaines plus difficiles, ces rotations de la médecine rurale à l’instar de l’obstétrique et de la médecine d’urgence, m’ont été très utiles, particulièrement l’expérience rurale desdits domaines.
Je n’ai pas appris la formation de gestion de pratique dans mon programme.

Avez-vous cherché des ressources en dehors de votre résidence pour vous préparer à la pratique?

J’ai essayé d’obtenir une certification en suivant autant de cours spécifiques que possible, à l’instar des avancés de réanimation des polytraumatisés (ATLS), des soins avancés en réanimation cardiovasculaire (SARC), du programme de réanimation néonatale (PRN), de la gestion du travail et de l’accouchement (GESTA), l’échographie, etc. Mon programme couvrait le coût d’un bon nombre de ces cours, et ils sont très utiles lorsqu’on travaille en milieu rural.

Pouvez-vous décrire la transition de la résidence à la pratique?

Je suis volontairement passée à la pratique de la médecine familiale où j’ai travaillé sur des cours facultatifs durant ma formation de résidence. Cela m’a été très utile, car je connaissais déjà le personnel et j’avais un mentor à la clinique qui était toujours disponible pour répondre à mes nombreuses questions. Je connaissais également le système de DME, ce qui a facilité ma transition vers une pratique indépendante.

Quels sont les meilleurs aspects de la pratique?

J’adore la médecine familiale rurale et toute la diversité qu’elle offre. Il n’existe aucune pénurie de programmes à laquelle je pourrais souscrire ou de compétences que je pourrais utiliser pour combler les lacunes de la prise en charge des patients de la communauté. La camaraderie et les relations que j’ai construite autour des spécialistes et des autres médecins de famille m’ont d’une importance capitale.

Quels sont les aspects les plus difficiles de la pratique?

Le travail en suppléance a été très difficile pour moi, mais gratifiante pour ma pratique. J’ai découverte plusieurs nouveaux systèmes et pratiques de soins de santé, et à chaque fois, j’ai dû m’adapter et appris tellement de choses.  Puis, lorsque j’ai été installée, j’ai fait mes valises et je suis partie ailleurs.

Quelle est la question qu’on vous pose souvent au sujet de la pratique?

« Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie privée ? »

Y a-t-il quelque chose que vous feriez différemment durant la résidence maintenant que vous êtes en pratique?

Je voudrais probablement essayer de développer des diagnostics et des plans de traitement comme si je n’avais aucune chance de les examiner avec le personnel. Cela semble évident, mais l’une des choses les plus difficiles est de parvenir à l’élaboration d’un plan et de ne pouvoir avoir un seul contrôle sur votre travail question de vous donner le quitus.

Comment sont vos collègues et comment interagissez-vous les uns avec les autres?

Je suis entourée des collègues extraordinaires dans ma clinique et en tant que spécialistes. La médecine rurale me permet de développer plus de relations avec les autres médecins, et cela m’est très bénéfique.

Comment arrivez-vous à cumuler vos heures d’EMC (c.-à-d. assistez-vous à des conférences, lisez-vous des journaux, etc.)?

Si votre compte est à jour, il vous sera d’une grande aide dans ce service, car c’est un bon substitut au cas où vous avez besoin de quelques crédits Mainpro+ supplémentaires. J’assiste à environ une conférence par année et j’ai également assisté à des cours particuliers (par exemple, ATLS, SARC).

Vie non clinique

Quels sont vos intérêts autres que cliniques (activités de leadership ou de recherche, par exemple)?

J’aimerais poursuivre mes recherches en médecine familiale. J’ai également commencé la formation des résidents de notre site rural.

Décrivez votre équilibre entre le travail et la vie personnelle? Comment y arrivez-vous?

Je dirais que j’ai une excellente conciliation travail-vie personnelle, car je travaille dans une clinique qui m’a permis d’établir mon propre emploi du temps. L’autre élément crucial est la prise en charge d’un petit groupe de patients pour un début. Au début, je trouvais que mes journées n’étaient pas toujours pleines, mais c’était de bons augures, car cela m’a donné plus de temps pour pouvoir m’adapter à la pratique indépendante. Le meilleur conseil que je peux prodiguer ici est que vous pouvez toujours prendre plus de responsabilités, mais il est difficile de s’en débarrasser une fois que vous avez commencé, alors allez-y doucement !

Y a-t-il des différences importantes entre votre vie non clinique et votre résidence?

Ce qui est très intéressant pour moi, c’est le fait que j’ai plus de liberté avec mes propres horaires et mon emploi du temps.

Avertissement : Ces profils de spécialité illustrent quelques facettes de la vie de certains résidents/médecins en particulier et présentent leurs perspectives personnelles sur les défis, les possibilités et les avantages de la spécialité qu’ils ont choisie. Ces points de vue ne sont pas nécessairement ceux de tous les résidents, puisqu’il existe une très grande diversité dans les modes de vie, les expériences et les intérêts chez les résidents de chaque spécialité.