Mise à jour : COVID-19 et l’EACMC, partie II

Chers collègues,

Si vous prévoyez d’écrire l’EACMC, partie II, ce message est pour vous.

Au cours des dernières années, des milliers de résidents ont communiqué avec nous au sujet de plusieurs inquiétudes concernant l’EACMC, partie II. Il n’est donc pas étonnant que plusieurs d’entre vous croient que l’examen est superflu et s’interrogent sur la pertinence pour vos objectifs à long terme pour l’exercice de la médecine. Nous comprenons ces inquiétudes et, avant la pandémie, le conseil d’administration de MRC a commencé un processus pour mener une évaluation sur la façon d’évaluer les connaissances et les compétences des résidents. Il n’est pas très surprenant que, en mars cette année, les circonstances nous aient forcés de tourner notre attention sur la COVID-19 et la myriade de problèmes auxquels faisaient face notre éducation et notre travail clinique, incluant de plaidoyer auprès du CMFC, du Collège royal et des autorités responsables des permis au nom de nos membres diplômés.

Pendant la pandémie, MRC a préservé deux principes généraux en ce qui concerne les examens. Premièrement, nous croyons que la sécurité du candidat est primordiale. Deuxièmement, nous croyons que la capacité d’un individu de commencer à exercer ne devrait pas être entravée en raison de la pandémie. Nous avons atteint un accord universel avec ces principes et au printemps de 2020, tous les organismes examinateurs ont décidé de reporter les examens écrits jusqu’à ce qu’ils puissent être offerts de façon sécuritaire. De la même façon, toutes les autorités responsables des permis d’exercice de la médecine ont convenu d’offrir un permis provisoire à tous les candidats admissibles par la voie de la pratique qui étaient prêts à l’examen, mais qui n’ont pas pu l’écrire.

Il y a quelques semaines, nous vous avons demandé de partager vos inquiétudes avec nous au sujet de l’EACMC, partie II par l’entremise d’un sondage en ligne. Plus de 800 d’entre vous nous ont fourni des réponses brutes et directes qui ont servi comme la base centrale de notre travail de revendication. Munis de toute cette information, nous avons communiqué avec les dirigeants de la Fédération des Médecins Résidents du Québec, la Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada pour leur demander de se joindre à nous pour plaidoyer au nom de nos membres collectifs. Ceci a entraîné une série de rencontres avec les dirigeants du Conseil médical du Canada. Nous avons discuté de vos inquiétudes concernant les examens de l’EACMC, partie I, et vos inquiétudes liées à l’EACMC, partie II. Nous avons pu obtenir une assurance de la part du CMC qu’ils livreront les EACMC, partie II conformément aux lignes directrices des autorités de santé publique locales et que la sécurité des résidents serait primordiale. Nous avons également obtenu leur accord afin de fournir aux résidents qui ont besoin d’un format d’examen accommodé dans chaque province plutôt que de l’offrir seulement à Toronto.

Lors de notre rencontre avec le CMC la semaine dernière, nous avons souligné le problème que plusieurs résidents en médecine familiale n’ont pas reçu l’occasion de participer à l’examen en octobre 2020 ou en février 2021. Nous avons été informés que la priorité pour les places lors de l’examen est donnée à la cohorte de résidents qui exercent actuellement la médecine avec un permis provisoire. Bien que cet établissement des priorités peut être compréhensible, nous demeurons inquiets qu’il n’y aura pas suffisamment de place pour toutes les personnes qui doivent participer à l’examen avec l’obtention du diplôme. Nous avons donc obtenu un engagement de la part du CMC pour qu’ils travaillent avec nous pour préconiser auprès des autorités provinciales responsables des permis d’exercice d’octroyer de nouveau des permis provisoires, si nécessaire.

La semaine dernière, nos inquiétudes au sujet de la sécurité lors de la participation à l’examen dans certaines juridictions ont augmenté. On nous a avisés que certains candidats doivent se déplacer hors de leur juridiction pour participer à l’examen et que dans certains cas, ils doivent se rendre dans une région qui est maintenant considérée comme une zone à risque pour la COVID. Nous comprenons l’anxiété que cela a provoquée et nous nous rappelons que notre premier principe est d’assurer la sécurité de tous. Le CMC nous a assuré qu’ils « restent en contact étroit avec les responsables de la santé publique sur une base régulière et qu’ils offriront une expérience d’examen sécuritaire pour tous les participants, en respectant et voire même en dépassant toutes les lignes directrices en santé publique. Tous les sites ont un document de plusieurs pages sur les exigences de lieu qu’ils doivent respecter ». Le CMC déclare que le résident est responsable d’évaluer le niveau de risque qu’il est prêt à accepter et, bien que nous reconnaissons cela, nous avons travaillé fort afin d’assurer que vous avez des options valables.

La semaine dernière, nous avons parlé à plusieurs intervenants clés à travers le pays pour exprimer nos inquiétudes et pour mobiliser l’appui. Nous désirons remercier les doyens des études postdoctorales qui ont ajouté leurs voix et qui sont engagés à assurer que la sécurité de nos résidents soit primordiale. Nous désirons également remercier l’Association des facultés de médecine du Canada pour leur appui en soulevant nos préoccupations avec la Fédération des ordres des médecins du Canada (FOMC).

Hier, les candidats inscrits à l’examen à Kingston ont été avisés que le site de l’examen était annulé en raison de « développements et changements récents apportés aux lignes directrices en santé publique ». Plus tôt, au cours de la phase de planification, Hamilton a indiqué que leurs installations ne seraient pas disponibles. Il est tout à fait possible que, alors que la deuxième vague s’aggrave, d’autres sites d’examen arrivent à la même conclusion. Hier, nous avons communiqué directement avec la chef de la direction du CMC qui a de nouveau confirmé leur engagement pour fournir une expérience d’examen sécuritaire et qui a donné l’assurance que, pendant la pandémie de la COVID-19, le CMC a une politique de remboursement libérale en place que les candidats peuvent demander à leur discrétion.

Nous avons été en contact constant avec la Fédération des ordres des médecins du Canada, plaidoyant en votre nom et au nom de nos anciens membres qui travaillent actuellement avec un permis provisoire. Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons reçu une confirmation que tous les ordres des médecins prolongeront la durée de tout permis provisoire actuellement octroyé en raison de la COVID-19 pour toutes les personnes qui ne peuvent pas participer à l’EACMC, partie II cet automne.

Nous avons également reçu une confirmation que la FOMC pose aux autorités responsables des permis deux questions importantes en réponse à nos efforts de revendication au nom de la cohorte de diplômés de 2021 :

  1. Si un membre de la cohorte de diplômés de 2021 n’est pas capable d’écrire l’EACMC, partie II parce que l’examen n’est pas offert ou parce qu’il est sursouscrit, est-ce que vous leur fournirez la même sorte de permis que vous avez offert à la cohorte de 2020 ?
  2. Si un candidat croit qu’il est dangereux ou imprudent d’écrire l’examen à l’endroit prévu, est-ce que votre autorisation responsable des permis prolongerait le permis de la COVID-19 pour la cohorte de 2020 ou offrirait à la cohorte de 2021 un nouveau permis provisoire de la COVID-19 ?

La FOMC a convenu de discuter de ces deux questions lors de leur réunion prévue à la fin du mois, mais nous sommes heureux de vous dire qu’en réponse à notre demande, ils ont distribué ces questions aux autorités responsables des permis d’exercice hier et ils nous garderont informés des réponses.

Nous avons bon espoir que les autorités provinciales responsables des permis fourniront une réponse positive aux deux questions transmises par la FOMC, soutenant donc nos principes de base. Nous savons qu’il y a des différences régionales liées à la pandémie. Nous savons également que certains membres désirent en finir avec les examens, tandis que d’autres croient que les risques personnels de participer à l’examen sont trop élevés et désirent reporter l’examen jusqu’à ce que se soit sans danger. Nous travaillons fort pour assurer qu’il y ait de la flexibilité dans le système et afin que tout le monde ait des options valables.

Veiller à ce que les candidats soient en sécurité et à ce que vous puissiez effectuer la transition vers l’exercice de la médecine sont nos priorités. L’équipe de MRC et moi-même vous entendent et nous continuerons de plaidoyer efficacement en votre nom pour assurer que ces priorités soient satisfaites. Nous continuerons de soulever vos voix et vos inquiétudes en toute occasion. N’hésitez pas à communiquer avec nous à l’adresse covid19@residentdoctors.ca pour nous faire part de vos inquiétudes.

Je m’assurerai de vous fournir plus de renseignements dès qu’ils seront disponibles.

Cordialement,

Esther Kim, M.D.
Présidente, MRC