Docteur Jami Sridhar

1. Plusieurs organisations doivent faire face aux défis de s’entretenir avec de nouveaux ou futurs membres. Comment envisagez-vous les engagements entre les résidents et les nouveaux médecins et l’AMC ? En tant que président(e) de l’AMC, quelles mesures prendriez-vous pour accomplir cela ?

Le Canada a besoin de plus de médecins. Nous sommes une nation avec une population vieillissante et les médecins résidents actuels sont notre avenir et ce sont eux qui s’occuperont de nous et de la population dans son ensemble. Les temps nouveaux et les progrès technologiques ont créé un grand écart entre la population âgée et la génération du millénaire.

En tant que candidat pour le poste de président élu, je n’hésite pas à prendre de nouvelles voies ambitieuses pour faire face aux écarts que nous avons créés dans le passé. Un médecin résident pour chaque spécialité doit être un représentant au conseil d’administration de l’AMC et dans les comités pour une meilleure représentation au niveau national. L’égalité des sexes doit être respectée à tous les niveaux de représentation. Ma devise est : les médecins résidents sont des individus travailleurs que l’AMC doit aider et non le contraire. Google, l’intelligence artificielle et les messages chiffrés sont devenus indissociables dans nos vies. La nouvelle génération du millénaire peut donner un nouvel élan à la vieille garde dans l’AMC en incorporant ces nouveaux outils pour améliorer notre capacité de mieux comprendre nos patients de façon plus rapide et de servir à leur porte.

Bien que je sois extrêmement mécontent de la façon dont s’est déroulée la vente de Gestion financière MD, je l’ai complètement quitté parce que je me sentais floué, mais cela a assurément créé de nouvelles occasions de connexion avec les universités et les hôpitaux des régions rurales pour ouvrir plus de postes de formation en résidence pour former nos futurs médecins. Nous devons nous aider nous-mêmes pour bâtir une nation saine. Nous respectons la vieille garde, mais nous devons libérer l’énergie de la jeune génération. En tant que candidat pour le poste de président élu, je serai le catalyseur pour toute une nouvelle génération d’actions et de pensées.

2. Selon vous, quels sont les plus importants défis auxquels feront face les résidents au cours des dix prochaines années ? Quelles solutions proposez-vous à ces défis ?

Les médecins résidents travaillent fort, je les vois aux intersections de la vie avec un immense fardeau financier. Les changements récents apportés aux frais de scolarité pour les universités en Ontario sont un témoignage de ces temps difficiles changeants. Parallèlement au fardeau financier, de longues années d’études et après l’obtention d’un diplôme en médecine, le fait de ne pas obtenir un poste de résidence n’est rien de moins que dévastateur. L’AMC doit travailler avec les gouvernements provinciaux, les facultés universitaires et la population constamment en changement pour qu’une conception à venir des postes de résidence requis puisse être établie. La technologie doit être utilisée pour éviter des périodes de voyage longues et coûteuses pour les entrevues.

Un fond commun provenant de la vente de Gestion financière MD doit être disponible et investit dans la création d’un cabinet, l’achat d’une maison pour alléger le fardeau des nouvelles recrues, mais pour également retenir les médecins spécialistes qui exercent déjà dans des milieux ruraux, qui agissent comme mentors auprès des nouveaux médecins. Pendant mes onze années de pratique en anesthésiologie. J’ai rencontré des spécialistes en région rurale qui habitaient dans des maisons subventionnées par le gouvernement, simplement en raison du fardeau financier auquel ils ont fait face pendant la formation en tant que résidents. L’AMC peut être une plateforme pour entamer un dialogue sur ce sujet. Je suis fier que nous avons atteint l’égalité des sexes dans l’attribution des postes de résidence et je m’engage à poursuivre ce bon travail par l’entremise de l’AMC.

L’équilibre entre le travail et la vie personnelle est essentiel pour un bien-être mental solide. Un médecin en santé veut dire une communauté en santé, bien entendu.
En tant que candidat pour le poste de président élu, je soutiens notre CMAJ à plaidoyer à l’échelle mondiale. La démission récente de l’AMC de l’Association médicale mondiale est un pas dans la bonne direction.

3. Un manque croissant d’alignement entre le personnel médical canadien et les besoins en santé de la population générale a été bien documenté. Quel est selon vous le rôle de l’AMC dans la préconisation d’un meilleur alignement ?

L’AMC a toujours joué le rôle de plaidoyer. Je prends un pas engagé en allant de l’avant. En tant que président élu, je regroupe les autorités régionales de la santé, les gouvernements provinciaux et les autorités réglementaires pour travailler ensemble afin d’identifier les besoins changeants en matière de santé de notre population. Les résidents connaissent bien les nécessités des patients pendant leur période de formation. Afin d’incorporer la formation requise pour mieux s’adapter à l’exercice futur, nous devons changer aujourd’hui et cela doit être fait en consensus pour l’établissement d’une entité nationale pour de meilleurs soins de santé. La technologie doit être adoptée par les agences gouvernementales dans le but de créer un dossier médical électronique singulier pour chaque Canadien et Canadienne est un pas vers l’avant. La protection des renseignements personnels est une préoccupation majeure, mais en tant que défenseurs de la santé, nous comprenons la gravité de la situation et nos patients nous ont soutenus à chaque étape.

Le fardeau financier des résidents doit être annulé ou allégé pour qu’ils puissent se concentrer sur leur apprentissage.

L’intégration travail-vie personnelle est un travail de progrès en cours et l’AMC pourrait jouer un rôle pour intégrer les pratiques exemplaires.

4. Quelles seraient, d’après vous, les causes principales de l’épuisement parmi les résidents et quelles actions préconiseriez-vous pour les régler ?

1. Le fardeau financier : La résidence est difficile, longue et nécessite un engagement complet de la part de l’individu. Tout le monde essaie de remplir le rôle autant que possible. Le fardeau financier et le futur incertain sont la cerise sur le gâteau de la vie. L’AMC peut, dans une certaine mesure, alléger ces fardeaux pour les médecins résidents.

2. La poursuite d’intérêts autre que la médecine : Plusieurs médecins résidents se sentent tenus à l’écart de leurs champs d’intérêt en raison de la pression intense de bien réussir pendant leurs études. L’AMC pourrait travailler avec la génération du millénaire pour aborder ce problème et possiblement inculquer les passe-temps comme sujet pendant la formation à titre de résident. Ceci est simplement une nouvelle idée pour moi !

3. L’intégration travail-vie personnelle : J’ai travaillé comme bénévole en anesthésiologie au Rwanda et au Nigéria et ces voyages m’ont donné un sentiment d’accomplissement. J’encourage tous les médecins résidents à voyager au moins une fois pendant la résidence pour être exposés aux pratiques médicales internationales pour élargir nos horizons. En tant que candidat pour le poste de président élu, j’encourage activement les médecins mentors des collectivités qui servent d’exemple. Les vrais héros dans notre vie quotidienne sont une source d’inspiration et doivent être protégés à l’échelle nationale.

5. Plus de la moitié des résidents sondés feraient de la suppléance à l’extérieur de leur province ou territoire primaire de pratique si aucune demande pour permis supplémentaire n’était requise. Quelles mesures prendriez-vous pour créer un système de permis qui améliore la mobilité des médecins et leur permet de répondre aux besoins dynamiques de soins aux patients ?

Mon curriculum vitae et mon manifeste indiquent clairement : un permis d’exercice pancanadien est mon objectif. Le sondage récent du Forum électronique montre clairement que les médecins résidents et les spécialistes canadiens veulent de la mobilité. L’AMC doit travailler afin d’éviter des règlements coûteux de la part des organismes de réglementation, réunissant les autorités provinciales (en négociant avec les fonds de la vente de gestion financière MD, au besoin), pour permettre aux médecins de maintenir l’intégration travail-vie personnelle en offrant les meilleurs soins possibles.

Un médecin communautaire est devenu une espèce menacée. L’article récent dans Medical Post est une tendance dangereuse. J’ai exercé l’anesthésiologie au Nouveau-Brunswick rural et en Ontario, mais ma flexibilité m’a donné une énorme satisfaction quand j’ai fait de la suppléance dans d’autres hôpitaux au Nouveau-Brunswick. Le discours des premiers ministres des provinces maritimes pour avoir un permis d’exercice maritime est un signe encourageant. Plusieurs médecins de famille font du travail monotone parce que les autorités de réglementation craignent leur mobilité, ce qui ajoute un fardeau à leur vie quotidienne.

En tant que candidat pour le poste de président élu de l’AMC, je vais catalyser le processus d’un permis d’exercice pancanadien pour en faire une réalité.

Je suis un ancien président de l’Association multiculturelle du Restigouche. J’ai travaillé et fait du bénévolat pour plusieurs activités communautaires. J’ai occupé avec succès le poste de président, effectifs médicaux à l’hôpital régional de Campbellton, et j’ai organisé avec succès des activités d’engagement pour les médecins, dont je suis confiant pourront être reproduit au niveau national.

En tant que président élu de l’AMC, mon travail sera de bâtir un avenir dont nous pouvons tous être fiers.


Email: jamisridhar23@gmail.com